jeudi 24 juin 2010

Mon Koh-Lanta caledonien

Du 30 mai au 5 juin 2010

















L'usine de nickel de Goro, paysage surrealiste en pleine nuit !



La Nouvelle Calédonie, c’était pour rendre visite à Anne-Laure et à son amoureux d’amour Fabrice. Figurez vous que, pauvres malheureux qu’ils sont, ils vivent depuis bientôt 1 an à Lifou, une petite île paradisiaque, au large des côtes calédoniennes.

Anne-Laure, c’était une de mes copines de collège du temps où j’habitais en Savoie, et j’ai perdue de vue en quittant la région… il y a de cela quelques années… 21 pour être précise !! Eh bien, une génération plus tard, j’ai été ravie de découvrir un super brin de nénette, avec la même pêche, le même humour, et les mêmes cheveux ! Les retrouvailles avec Anne-Laure m’ont permis d’avoir des nouvelles de bon nombre de nos copains de l’époque, ce qui nous a permis de constater qu’elle et moi sommes les seules à ne pas être mariées et à ne pas avoir de beaux enfants…

Anne-Laure et Fabrice nous avaient concocté un petit programme tout ce qu’il y a de plus sympa à la découverte du sud de l’île. Pour commencer avec quelque chose de vraiment typiiiique (une pensée pour mon amour de frère qui excelle dans l’imitation d’Attila…), on est allés déguster… une raclette !

Alors que nous avons debute notre aventure dans un esprit tout ce qu’il y a de plus épicurien et bon enfant, les choses ont commencé à se corser quand nous sommes partis à la découverte de l’île. Chaque déplacement relève du rallye et est une aventure en soi : routes en zigzag, pas de marquage au sol, pas de panneaux de signalisation, traversée de cours d’eau… Chacune de nos randos s'est transformee en Koh-Lanta : Fabrice a du combattre avec des araignees geantes pour proteger notre petite tribu, nous avons subi des attaques de "foumis electriques" dont j'ai encore les traces aujourd'hui plus de 3 semaines plus tard, et nous avons termine l'une de nos rando de nuit, sans lampe, sans telephone portable, et surtout en devant nous frayer un chemin dans une foret/garrigue plutot dense...

Ah, j'ai oublie de vous parler de la meteo... En arrivant en Nouvelle Caledonie, j'ai gagne 25 degres, mais, comme il faut pas etre trop gourmant, je pouvais pas demander non plus a ce que la s'arrete ! Resultat, pluie presque toutes la semaine, fringues qui n'ont pas seche du sejour... un vrai regal !

Impossible de vous mettre des photos pour le moment (y a t-il un ingenieur dans la salle ?), j'essaie d'en poster quelques unes des que possible, mais je crois que je vais devoir attendre de pouvoir reutiliser mon ordi a moi...

Kia Ora !

Nouvelle-Zélande, du 18 au 30 mai 2010
 


 Region de Taupo, dans l'ile du nord de la NZ

 
Ma Nouvelle-Zélande à moi, c’est 2 petites semaines de découverte, dont 2 petites journées de soleil : l’une passée dans le bus (Ohé Ohéééé Capitaine Abandonné… Mais non je vous rassure, je me suis vite lassée, j’ai adapté ma playlist à la coolitude d’ici) qui me ramenait sur Auckland la veille de mon départ, et l’autre que j’ai vécue depuis l’aéroport le jour où je quittais la Nouvelle Zélande pour la Nouvelle Calédonie. Un franc succès donc question météo. L’avantage, c’est que mon capital soleil est intact… Good news pour la suite !
                                                         
Cela dit, je l’ai quand-même un peu cherché, la saison d’hiver démarre fin juin, donc c’est normal que fin mai on en arrive à se geler un peu les miches. Et quand on s’obstine à vouloir faire commencer le monde à Rimouski pour en faire le tour, il faut s’attendre à ce que les choses tournent bizarres par la suite…

En tous cas, c’est vraiment en Nouvelle Zélande que je me suis installée dans ma nouvelle vie de voyageuse nomade, et que j’ai découvert pour de vraie les joies de la vie en Backpacker. C’est un fabuleux mélange de convivialité et de promiscuité (vous connaissez les chambres de l’UCPA, ou les gîtes de montagne ? Je ne suis donc pas dépaysée…), de belles rencontres, d’échanges insignifiants, de discussions surréalistes liées aux difficultés de compréhension et d’expression de chacun… Je suis d’ailleurs forcée de me rendre à l’évidence : je n’ai aucun talent pour les langues (comme pour la photo d’ailleurs… Ca n’a rien à voir, si ce n’est que ce sont 2 non-talents…) !
Dans la première version de mon topo, commencée il y a belle lurette, je vous avais établi une cartographie, par pays, des gens avec qui j’arrivais plus ou moins à communiquer. Ca donnait à peu près cela :

Groupe
Communication
Pays
Groupe 1
Facile à Moyenne
Espagnols, italiens, allemands, japonais
Groupe 2
Moyenne à Difficile
Anglais, autres pays d’Asie,
Groupe 3
Difficile à impossible
Australiens, néo-zélandais, Scandinaves

Le problème c’est que ma modélisation a volé en éclat en Australie, quand je me suis retrouvée pendant 3 jours sur un bateau avec une trentaine d’autres personnes : il me semblait alors que tout le monde était dans le groupe 3 !


Bref, j’en reviens à mes aventures là-bas. Saison d’hier, vous l’avez compris. Par conséquent, Mel complètement gelée en permanence… Et puis, moins d’activités possibles et d’éclat dans les couleurs. En revanche plus de souplesse et de fluidité dans l’organisation, plus de zenitude : on échappe à l’ambiance « colonie de vacances » liée à l’afflux des jeunes travellers de moins de 25 ans (un vrai concept) qui doivent pour le moment se balader en Australie ou en Asie (Région que j’aurai le plaisir d’arpenter pendant la mousson, décidément…).

J’ai donc sillonné majoritairement l’île du sud, pas mal crapahuté, à la découverte des lacs aux eaux d’un bleu magnifique, des montagnes que je n’ai pas pu approcher comme j’aurais voulu parce qu’elles se faisaient belles de neige pour l’arrivée de l’hiver, et de la région des fjords. J’ai bien caressé l’idée d’un saut en parachute, mais je ne vous mentirai pas, je me suis réjouie ce jour là de voir qu’il pleuvait que je pouvais profiter un peu de Queenstown, où tout le monde est cool man, beau, looké comme il faut, et affuté par une pratique permanente de sport (comme moi donc !)… Et hop, une bonne heure d’avion, petit tour par l’île du nord pour y découvrir des paysages plus volcaniques. Là encore, mes velléités de randonneuse ont été un peu contrariées : entrée dans le Tongariro National Park fortement déconseillée pour cause de météo… Je me suis contentée de belles balades un peu plus loin.

Même avec ce petit aperçu pluvieux et frisquet, j’ai été séduite par ce qu’a à offrir ce pays. Le problème, c’est qu’il faudrait y retourner pour aller plus loin… à la bonne saison !!
 

Deja l'Indonesie !

« Mélanie, rassemble-toi »



















Mais qu'est ce qui se passe sur ce blog ?! C'est comme qui dirait laissé à l'abandon... 

Je dois avouer que je me suis un peu laissée vivre ces derniers temps. Depuis mon dernier message de Nouvelle Zélande, je suis passée par la Nouvelle Calédonie, puis par l’Australie, avant de me poser il y a tout juste quelques jours en Indonésie, ou j’ai retrouve mon ami Mikael. On va sillonner un peu l’ile de Java, avant de retrouver Aline… Vous imaginez donc qu’il s’en est passé des choses ! Et puis, j’ai oublié le câble d’alim de mon ordi à Nouméa, donc je ne peux pas me servir de mon fidèle compagnon de voyage, qui m’a été si précieux depuis que j’ai quitté la France il y a tout juste (déjà !) 3 mois.

Aujourd’hui est donc un grand jour, je me ressaisis et tente de rattraper - au moins un peu - mon retard. En fait, je me décide enfin à appliquer l’injonction que me lançait régulièrement l’un de mes anciens managers, du temps où j'étais une jeune cadre dynamique pleine de fougue mais a la vie un peu dissolue. Il a passé des années à me dire : "Mélanie, rassemble-toi !... " A n’en pas douter, s’il passe par ce blog un de ces quatre, il sera fier de voir que, pour une fois, je suis l’un de ses conseils…

 Me voici donc de retour sur le ouèbe, en pleine réflexion sur ma « ligne éditoriale ». Eh oui, figurez-vous que j’ai une ligne éditoriale ! Ca n’est pas parce que je m’en suis passée pendant des années quand je faisais le journal interne de ma boîte (vous savez : « Mélanie, rassemble-toi ! »), que je n’y ai pas réfléchi pour mon blog. Tout un concept la communication sur internet !

Après le Canada, et avant d’en découvrir et de vous en raconter plus sur mes tribulations en Asie, je vais tâcher de revenir rapidement sur mon aventure on the other side of the world, c'est-à-dire en Océanie… Ca se passe dans les messages qui suivent (si j’arrive a les mettre en ligne…) !

vendredi 21 mai 2010

En route vers le coeur de la Nouvelle Zélande

 















Bambi a réussi à se dresser debout sur ses pattes et à sauter dans un bus pour gagner le cœur de l’île du sud ! Bambi, c'est comme ça que je me suis sentie pendant 2 jours en arrivant...


S’arrêter presque 3 jours à Christchurch est une hérésie dans le monde des globe-trotters quand on a si peu de temps à passer en Nouvelle-Zélande… Mais je suis arrivée un peu amortie par la longueur de mon voyage et par ma nouvelle condition de voyageuse en solo. Reliée mais en solo. Nouvelles marques à prendre donc. Une chose est sûre, je ne fais pas partie de la catégorie des Formule 1 du voyage : j’ai besoin d’humer l’air, d’absorber le changement, de prendre mes marques, de découvrir mon nouveau territoire et de me découvrir dedans, de dompter un peu mes peurs… Voilà qui est fait à présent au pays des kiwis !

En tous cas, ça me renseigne et confirme mon intuition sur la manière dont j’ai envie de voyager : en prenant mon temps… Et c’est précisément l’inverse qui m’est proposé ici ! Du coup, il faut que je m’adapte, c'est-à-dire que je m’organise, et c’est là que ça se complique. Comment ça on ne peut pas booker un ticket de bus le matin pour l’après-midi même ? On aura tout vu ! Bref, je perds un peu de temps avec mes indécisions (qui a dit que c’était à prévoir ?), mais j’apprends, je suis là pour ça après tout… La conclusion c’est que mon prochain tour du monde (?!) sera un tour de pays, comme ça, je pourrai hésiter autant que je veux !

Première journée de voyage en bus aujourd’hui, l’automne est plus qu’entamé ici, c’est donc nuageux, humide, et un peu frais pour une grande frileuse comme moi. Cela dit, même avec leurs couleurs d’automne/hiver, les paysages sont magnifiques, je n’ose même pas imaginer ce que ça donne au printemps ! Je me rends compte que je prends vraiment du plaisir aux déplacements : partir en bus, aller prendre l’avion, c’est presque aussi excitant que d’arriver sur place. Aujourd’hui donc, après ma transition à Christchurch, je me sentais dans mon voyage, heureuse, légère. C’est fou comme ça donne de la liberté. Vous vous imaginez vous, au cœur de la Nouvelle Zélande chanter à tue-tête (dans votre tête quand-même) des chansons improbables des années 80 (merci Nico pour les mp3) comme Comanchero ou Life is Life (lala lalala !) ? Ben c’est ce que j’ai fait aujourd’hui, classe non ? Ca m’aurait surement fait le même effet dans ma voiture de loc dans la creuse, mais bon, c’est pas tout à fait pareil quand-même… Vincent, si tu lis ces lignes, sache que j’ai eu une pensée amusée et attendrie pour toi en t’imaginant chanter Comanchero ou Capitaine Abandonnée au bureau !

Amis SPP, sachez que faire du mouvement au bord d’un lac de Nouvelle-Zélande, c’est doux et très léger. J’aime même réussi à y prendre un plaisir certain !

Tout ça pour vous dire que tout va bien !

mercredi 19 mai 2010

Des caribous aux Kiwis

         














A votre avis, Québec ou Nouvelle Zélande ?
(Québec, à 2 pas de Rimouski...)


Ca y est les amis, je suis en Nouvelle Zélande, la tête en bas donc !


J’ai finalement enfin quitté mon cocon québécois, avec lequel j’ai mis une distance de pas moins de 4 avions et 36 heures de voyage… Après un premier atterrissage chez les kiwis ce matin à Auckland, j’ai décidé de prendre un dernier vol pour rejoindre l’île du sud et me poser à Christchurch, où je passe mes premières heures, épuisée mais contente ! Couleurs d’automne intenses et luminosité fabuleuse, même en pleine ville, c’est prometteur ! Pour les jours qui viennent, je vais me laisser voir ce qui m’appelle. Les possibilités semblent inépuisables, ce qui me déstabilise un peu, comme au resto quand il faut choisir un plat dans un menu où tout a l’air super bon !

Pour revenir sur la fin de mon aventure québécoise, je suis toujours super heureuse de ces 2 mois (déjà !) passés là-bas, aucune fausse note !

Bon, il y a bien peut-être un ou deux petits trucs qui ont laissé la française que je suis perplexe. D’abord, j’ai adoré tester la poutine, mais j'ai été tentée de crier au sacrilège en découvrant ce fromage qui grince quand on croque dedans. Sensation étrange et inédite... Ensuite, mesdemoiselles, il faut que je vous prévienne, les pompiers rimouskois (que j'ai eu l'occasion de voir en action), c'est LA déception de mon séjour ! Pour avoir reluqué, tous les matins en allant travailler, les parisiens pendant leur footing au Parc Monceau, je peux vous affirmer, argumentation à l'appui, qu'on ne joue pas dans la même catégorie. Flegmatisme et bedaine en lieu et place d'effluves testostéronées et de vélocité… Un mythe qui tombe, quel dommage !

Sinon, comment vous partager ce qui m’a tant fait de bien pendant les 2 mois passés au pays des caribous ? Je vous ai déjà parlé de l’accueil que j’ai reçu, de mes belles rencontres, des cours et stages supers auxquels j’ai eu l’occasion de participer, de mes temps de méditation et d’écriture, de mes balades, de cette expérience du métissage entre la psychosocio et la fasciathérapie/SPP, j’ai même pris beaucoup de plaisir à traiter… Disons que tout cela a créé des conditions favorables pour que je me sente bien, de mieux en mieux d’ailleurs !

Je crois simplement que je me suis détendue et apaisée, que le mode de vie que j’ai adopté était bien plus nourrissant que mon quotidien de parisienne trentenaire hyperactive à tendance bridgetjoneuse. Bref, j’ai quitté (quelques unes de) mes peurs, retrouvé de la douceur et du moelleux, j’ai redécouvert ma capacité à me laisser toucher, j’ai vu mon cœur grandir et ma capacité d’aimer se déployer. Moi qui avais déjà tendance à facilement et sincèrement aimer tout le monde avant (ma super boulangère, mes collègues chéris, mes patients adorés…), c’est pire à présent parce que ça commence à être assumé et investi... je fais des déclarations d'amour à tout le monde !

Bon, le truc c’est qu'une escale de tour du monde à Rimouski, ça a une fin. Il va aussi falloir que je me débrouille maintenant que je me retrouve seule sur mon île (la japonaise de ma chambre est très sympa, mais je ne suis pas encore en amour avec elle), et puis qu’un jour je retourne dans ma "vraie vie", renouvelée…

Vous savez que j'ai fait peu de photos ici, mais je vous joins au moins les quelques clichés, pour que vous voyiez les frimousses de Karen & Richard, et de Jeanne-Marie... C'est par ici...

Je reviens bientôt avec de l'actualité sur mon escapade néo-zélandaise...


dimanche 2 mai 2010

Partira, partira pas ?

Rimouskiii, c'est pas finiii !



Mon Ami François me rappelait ce matin que, du temps où nous étions tous deux parisiens, je ne savais jamais, lors de nos discussions du samedi midi, ce que j’allais faire de mon dimanche. Eh bien le temps et la distance ne changeant rien à l’affaire, je ne savais pas non plus ce matin si j’allais finalement quitter Rimouski ou non, demain dimanche.

Depuis, j’ai réussi à prendre une décision et à clarifier mon programme de ce dimanche : je reste à Rimouski encore pour une dizaine de jours ! Plein de choses vécues et amorcées ici, pas suffisamment de temps pour les intégrer et commencer à les déployer… Envie d’aller plus loin et ded'en creuser certaines, je m’offre donc encore un peu de temps pour cela avant de partir dans le monde !

Et puis, la session universitaire étant terminée, profiter un peu du printemps qui commence à pointer le boutte (comme on dit ici) de son nez, l’idée ne me déplait pas !

Départ pour la Nouvelle Zélande prévu donc mi-mai...

jeudi 29 avril 2010

Vers une fin de séquence québécoise

Dernière semaine à Rimouski et au Québec















Chaque soir, une nouvelle magie du soleil qui se couche sur le fleuve...



Tabarnache ! Si vous saviez comme j’ai le goût de vous en dire un peu plus sur mon aventure rimouskoise, surtout qu’elle prend fin dans quelques jours ! J’ai ben du stock à raconter, pis en même temps c’est pas si simple à faire, alors j’ai décidé de prendre encore quelques jours pour vous préparer un premier bilan, que je vous posterai prochainement…

Pour ce qui est d’aujourd’hui, j’avoue que j’étais un peu maganée tantôt, parce que j’ai assisté au symposium qui clôture le cursus des étudiants en 3ème année de psychosocio. En fait, j’étais pas pantoute déprimée, mais plutôt toute émue d’avoir vu ces jeunes, si matures, s’exprimer sur leur Utopie et leur « Métier Intime ». C’était beau l’authenticité avec laquelle ils honoré les apprentissages qu’ils ont fait au cours de leur chemin de formation, remercié les personnes signifiantes pour eux, exprimé leur reconnaissance vis-à-vis de leur équipe de profs dont la pédagogie les initie bien plus qu’à un métier, mais vise aussi à les accompagner dans l’émergence de leur essentiel.

Tenez, je ne résiste pas à l’envie de vous partager, en vrac, mes préférés parmi les « métiers intimes » entendus ces 2 derniers jours : accordeuse d’harmonie intérieure, diffuseur des rêves et du potentiel humain, réflectrice de possibles, rassembleuse des chemins alternatifs, explorateur de l’être inconnu et des relations nourrissantes, accoucheuse du mystère singulier de chacun, gardienne des axes au cœur du devenir ensemble, metteur en scène de la vie qui cherche à vivre, écoutant de l’âme du monde, dissolveur de rigidités, photographe et couturière des changements possibles, attiseur de charbons ardents… C’est beau non ?! Je vais réfléchir au mien...

Bon, je vous disais que je suis sortie de là un peu poche parce que ce séminaire de fin de session est venu résonner avec ma fin de session rimouskoise à moi. Je me sens tellement reconnaissante d’avoir eu la possibilité d’être intégrée à cet environnement si propice au déploiement de soi. Je suis certes un peu triste de laisser si vite les liens que j’ai commencé à tisser, mais surtout tellement touchée par ces rencontres que j’ai eu la chance de faire. Et puis je sens que je dois me préparer pour une nouvelle séquence, la Nouvelle Zélande, et que je dois à nouveau remobiliser mes ressources pour oser repartir dans le monde, seule, à la rencontre des autres et de moi-même… C’est pas de tout confort, mais c’est tellement ce que j’ai voulu, et que je continue à vouloir…

Pour aujourd’hui, j’avais juste envie de revenir, en (simili)québécois (mon accent à moi aurait plutôt une légère musicalité… suisse… allez savoir !), sur mes quelques semaines, ou plutôt sur nos quelques semaines communes sur ce blog. Ca donne à peu près ça :

  • Mon objectif était de vous donner des nouvelles régulièrement, non pas en vous racontant chaque jour ce que je fais, mais plutôt en vous donnant à percevoir comment j’ai vécu certaines de mes aventures en goguette. Donc, pas d’inquiétude : si je n’écris pas tous les 3 jours c’est pas que je suis tannée ou que mon quotidien est platte !
  • Pis, alors que je fais mes premiers pas en écriture, je me suis rendue compte que ça me demande de découvrir ma manière à moi d’écrire, et de me familiariser avec mon regard sur les choses. Même si je m’en sors pas si pire, j’avoue que ça me demande quelques efforts. 
  • Et pour tout vous dire, en préparant mes quelques messages, j’ai rencontré, et je me vois obligée de cotoyer, ma pudeur à me dévoiler « en public », même si je sais ledit public très bienveillant… Comme quoi, c’est parfois plus facile de montrer ses seins que ses états d’âme ! Bref, là encore je vais apprendre à vous en montrer un peu plus (je ne parle pas des seins !), histoire de vous associer aussi à mon essentiel. C’est pour ça que je tiens à vous partager le bilan dont je parlais au début de mon message. Patience, ça s’en vient… Je m’apprivoise… Surtout, si je deviens lourde dans mes prochains posts, promettez-moi de me le dire !
  • Puisqu’on parle de vous, j’en profite pour vous redire que j’adoooore vos commentaires ! En démarrant ce blog, ma ligne de conduite était de ne pas trop y répondre, comme pour ne pas vous gaver avec des discussions qui ne vous intéressent pas. Non seulement c’est pas mal bête comme idée, mais en plus c’est terriblement frustrant de pas pouvoir échanger avec vous ! Donc, j’vas m’autoriser à l’faire à partir de dorénavant ! 
  • Pour finir, je sais qu’y’en a ben beaucoup chez vous-autres qui adoreraient avoir plus de croustillant (moi aussi cela dit…) et sont intéressés à savoir si j’ai chopé et tout ça tout ça… Comment voulez-vous vous que je vous raconte ça ici alors que ma famille au complet lit ce blog ? Et avez-vous pensé au nombre d’amoureux transis que je pourrais rendre malheureux pour si peu ? Pis ceux qui auraient encore dans l’idée de se déclarer, vous imaginez leur déception ? Voyons voyons, ça ne serait vraiment pas raisonnable… Et je vous rappelle que, depuis quelques semaines, je suis pudique moi m’sieurs dames !

Je quitte Rimouski dimanche 2 mai, puis Montréal mardi 4 mai pour arriver en Nouvelle Zélande… Jeudi 6 mai ! Je n’ai pas encore décidé si je m’arrête à Auckland sur l’île du nord, ou si je reprends un vol pour filer directement à Christchurch sur l’île du sud. Je ne peux pas me permettre de m’organiser trop en avance, vous seriez trop perturbés par un tel changement !

Des news prochainement !